C’est avec une grande joie que nous nous retrouvons pour poursuivre cette série consacrée à la découverte et à la compréhension spirituelle des cantiques de l’Église du Christianisme Céleste.
Notre méditation porte aujourd’hui sur le cantique n°2 : Yah Rah Sarah, un cantique qui, à l’instar du cantique n°1, est classé dans la catégorie des chants cérémonials, précisément dans la section Processionnel et allumage des bougies.
🔹 Origine et caractère sacré du cantique
Comme tous les chants cérémonials de l’Église, Yah Rah Sarah ne procède pas d’une inspiration humaine. Il a été révélé par le Seigneur, transmis par le premier visionnaire de l’ECC, Emmanuel M. GOUTHON, neveu direct du Prophète Pasteur Fondateur, Samuel Biléou Joseph OSCHOFFA (SBJ).
Ces chants occupent une place particulière dans la liturgie de l’Église, raison pour laquelle il est fortement recommandé de ne pas les chanter à tort et à travers, ni en dehors du cadre spirituel qui leur est assigné.
« Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées. »(Zacharie 4:6)
🔹 Un cantique unique pour l’allumage des lampes
Le cantique Yah Rah Sarah est d’une singularité remarquable :
👉 il ne se chante qu’une seule fois au cours d’un culte, et uniquement au moment de l’allumage des sept bougies disposées sur le chandelier à l’autel, au tout début du service. Cette pratique trouve son fondement direct dans l’Écriture : « Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept Esprits de Dieu. » (Apocalypse 4:5)
Les sept bougies du chandelier représentent donc les sept Esprits de Dieu devant le trône de l’Éternel, et Yah Rah Sarah est le seul cantique révélé pour accompagner leur allumage dans la liturgie de l’ECC.
🔹 Une supplication chantée devant le Dieu trois fois saint
Lorsque nous examinons les paroles de ce cantique, nous observons que le premier couplet, chanté dans une langue spirituelle souvent qualifiée de langue des anges, et le deuxième couplet, qui en est la traduction française, expriment une même requête : l’allumage des lampes des cieux.
Demander que soient allumées ces lampes revient à supplier l’Éternel de manifester la plénitude de Sa lumière, afin qu’elle éclaire l’autel, l’assemblée et le culte tout entier. Cette demande prend toute sa profondeur lorsque nous comprenons devant Qui elle est adressée. Le prophète Ésaïe nous donne une vision saisissante de la sainteté de Dieu : « Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes : de deux ils se couvraient la face, de deux ils se couvraient les pieds, et de deux ils volaient. Ils criaient l’un à l’autre et disaient : Saint, saint, saint est l’Éternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! » (Ésaïe 6:2–3)
Ce passage nous révèle une vérité fondamentale : même les anges, êtres célestes glorieux, se voilent la face devant la sainteté de Dieu. Ils ne peuvent Le contempler sans se couvrir, tant Sa gloire est redoutable et Sa sainteté absolue. C’est dans cette même perspective que l’apôtre Paul affirme : « Lui seul possède l’immortalité, qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir. À lui soient l’honneur et la puissance éternelle. Amen ! » (1 Timothée 6:16)
Ainsi, lorsque l’Église entonne Yah Rah Sarah, elle se place spirituellement devant le Dieu qui habite une lumière inaccessible, le Dieu trois fois saint, devant qui même les puissances célestes se prosternent avec crainte et révérence et les vingt-quatre vieillards jetent leurs couronnes.
La supplication chantée ne peut donc être formulée que dans la dévotion, la foi, l’amour et un profond respect, car il s’agit du Dieu de toute la création, source de toute lumière et de toute vie.
🔹 Un cantique pour tout le peuple de Dieu
Ce cantique n’est pas réservé à la chorale seule. Il appartient à tout le peuple de l’Éternel de le chanter avec ferveur, car la lumière demandée est destinée à l’ensemble de l’assemblée. Son importance est telle qu’aucun culte ne peut véritablement se dérouler sans l’allumage des bougies, ce qui souligne le caractère fondamental et incontournable de Yah Rah Sarah dans la liturgie de l’Église.
« Heureux le peuple qui connaît le chant de triomphe ! Il marche à la lumière de ta face, ô Éternel. » (Psaume 89:16)
🔹 Déroulement liturgique de l’allumage
Dès que le maître d’autel se tient à l’entrée du Lieu Saint, le cantique est entonné. À ce moment, seul le premier couplet est chanté, pendant que l’autel est purifié au moyen de l’encens et de l’eau bénite. « Que ma prière soit devant toi comme l’encens. » (Psaume 141:2) Après la disposition des sept bougies éteintes sur le chandelier, le maître d’autel élève une huitième bougie allumée, qui servira à allumer les sept autres. Ce geste constitue le signal pour le lancement du deuxième couplet, au cours duquel l’allumage des bougies s’effectue selon un ordre précis et immuable. Le cantique est chanté jusqu’à ce que le dernier devancier, le plus gradé, soit monté à l’autel, marquant ainsi l’entrée complète du peuple consacré sous la lumière des sept Esprits de Dieu.
🔹 Invitation finale
Nous vous invitons à méditer les paroles et la mélodie de ce cantique afin de le chanter en pleine conscience spirituelle, avec respect, foi et révérence, lors des cultes dédiés à l’Éternel.
Que la grâce et la paix de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ soient avec vous tous.
Amen.
Abel O. OGOUTOLOU & Aimeri Isaac GOUTHON
Évangélistes de Jésus pour le Corps du Christ




